Lors d'un débat tenu ce vendredi 9 octobre 2026 sur le space X du journaliste Stanis Bujakera, le cadre de l'UDPS Peter Kazadi a affirmé que l'ancien président Joseph Kabila s'apprêterait à prendre la tête d'un nouveau mouvement rebelle issu d'une scission de l'AFC/M23. Des allégations non étayées à ce stade.
C'est une sortie qui risque de relancer les spéculations sur les desseins de l'ancien chef de l'État. Intervenant ce vendredi 9 octobre 2026 dans un débat organisé sur le space X du confrère Stanis Bujakera, Peter Kazadi, cadre de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a affirmé que Joseph Kabila s'apprêterait à lancer un nouveau mouvement rebelle.
Selon l'ancien vice-Premier ministre de l'Intérieur, cette nouvelle rébellion serait issue d'une scission de l'AFC/M23, coalition politico-militaire dont il dénonce régulièrement les agissements. Peter Kazadi affirme qu'une aile de la rébellion, qu'il dit en proie à des « problèmes internes », va s'en détacher sous un nouveau nom, avec Joseph Kabila à sa tête et Seth Kikuni à ses côtés.
« C'est ce qui s'est préparé depuis longtemps et nous sommes bien informés », a-t-il déclaré, présentant ses propos comme des « révélations » sur ce que l'ancien président s'apprête à annoncer. Il estime par ailleurs que Joseph Kabila « a eu peur de s'assumer avec le M23 ».
Des accusations récurrentes mais non étayées
Peter Kazadi n'a pas fourni d'éléments permettant de vérifier ces affirmations. Cette sortie s'inscrit toutefois dans une série d'accusations portées par des cadres de l'UDPS contre Joseph Kabila depuis plusieurs mois.
En avril 2026, les États-Unis avaient imposé des sanctions contre l'ancien président congolais, l'accusant d'avoir fourni un soutien financier à l'AFC/M23 et encouragé des soldats congolais à déserter pour rejoindre les rangs rebelles. Le Trésor américain avait alors affirmé que Joseph Kabila cherchait à « reprendre de l'influence sur le gouvernement en soutenant un candidat opposé au dirigeant actuel ».
En mai 2026, Peter Kazadi lui-même avait publiquement accusé la coalition d'opposition C64 d'être « l'habillage politique » d'un projet de déstabilisation porté militairement par l'AFC/M23, avec « la complicité de Joseph Kabila et de certains relais internes ». Il n'avait pas non plus fourni de preuves matérielles à l'appui de ces allégations.
La Rédaction