Emery Okundji Ndjovu, secrétaire général des Forces novatrices pour l'union et la solidarité (FONUS) et cofondateur de la Coalition Article 64 (C64), condamne les propos attribués à Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, premier vice-président de l'Assemblée nationale, au sujet de Goma et de Bukavu. Il estime qu'ils sont susceptibles d'alimenter les inquiétudes sur l'intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
Dans une déclaration politique, Emery Okundji réagit à cette phrase attribuée au responsable parlementaire : « Ceux qui sont à Goma restent à Goma, ceux qui sont à Bukavu restent à Bukavu. » Il juge ces propos préoccupants dans un contexte marqué par la crise sécuritaire persistante dans l'Est du pays.
Le secrétaire général de la FONUS demande à Isaac Tshilumbayi de clarifier publiquement le sens de sa déclaration et de préciser sa position sur le rétablissement de l'autorité de l'État à Goma et à Bukavu.
Pour Emery Okundji, cette phrase pourrait être interprétée comme un signe de résignation face à la perte de contrôle de certaines parties du territoire national. Il estime qu'une telle perception nourrit les inquiétudes quant à l'intégrité territoriale du pays. Il reconnaît toutefois que ces propos, à eux seuls, ne permettent pas d'établir l'existence d'un projet de balkanisation.
Les FONUS appelle à défendre l'unité nationale
Dans sa déclaration, Emery Okundji rappelle que Goma et Bukavu sont des villes congolaises dont les habitants ont droit à la même protection de l'État que les autres citoyens. Il rejette toute logique politique qui placerait les intérêts partisans ou la conservation du pouvoir au-dessus de la souveraineté nationale.
Le responsable de la FONUS appelle les Congolais, y compris ceux de la diaspora, à défendre l'unité nationale par des moyens démocratiques et pacifiques. Il demande également aux institutions de réaffirmer leur attachement à l'intégrité territoriale et de mettre en œuvre une stratégie visant à protéger les civils, à rétablir l'autorité de l'État et à permettre le retour des personnes déplacées dans des conditions sûres et dignes.
Cette prise de position intervient alors que Goma et Bukavu sont sous le contrôle de l'AFC-M23 depuis 2025, une situation qui ravive les préoccupations liées à la souveraineté nationale et à la réponse à apporter à la crise dans l'Est du pays.
Emery Okundji réclame enfin des explications publiques d'Isaac Jean-Claude Tshilumbayi et appelle les dirigeants congolais à faire de la défense de l'intégrité territoriale une priorité. La déclaration transmise ne contient pas de réaction du premier vice-président de l'Assemblée nationale.
RTD