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RDC : le gouvernement précise les modalités de rémunération des inspecteurs et contrôleurs du Travail

Igt

 

Le gouvernement congolais apporte des précisions sur la situation salariale des inspecteurs et contrôleurs du Travail, alors que des accusations circulent sur un prétendu refus du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, d’exécuter les instructions du président de la République.

Selon les éléments de clarification, les instructions données par Félix Tshisekedi lors de la 94ᵉ réunion du Conseil des ministres portent notamment sur la réforme de l’Inspection générale du Travail (IGT), le renforcement de son autonomie administrative et financière, l’amélioration de la rémunération de ses agents ainsi que la mensualisation régulière de leurs avantages.

Le compte rendu officiel de cette réunion ne fait cependant pas état d’une instruction ordonnant le paiement immédiat de 100 % du barème salarial des inspecteurs et contrôleurs du Travail.

Dans le cadre de la mise en œuvre de ces orientations, la rémunération des agents concernés a été intégrée dans l’état liquidatif du quatrième trimestre 2026. Un inspecteur du Travail perçoit actuellement environ 1,7 million de francs congolais par mois, correspondant à près de 30 % du barème.

Les revendications de certains agents portent sur l’application intégrale du barème, dont le montant est évalué à environ 5 millions de francs congolais par mois.

Les autorités expliquent que l’amélioration de la rémunération doit se faire progressivement, en tenant compte des crédits budgétaires disponibles et de la situation de la trésorerie de l’État. Cette approche concerne également d’autres catégories d’agents publics dont les rémunérations restent inférieures à leurs barèmes respectifs.

Des dispositions sont par ailleurs prévues dans le cadre du budget 2027 pour poursuivre la réforme de l’Inspection générale du Travail et renforcer ses moyens de fonctionnement.

La mise au point rejette ainsi la présentation selon laquelle le niveau actuel de rémunération serait le résultat d’un refus personnel du ministre des Finances. Elle rappelle que les décisions relatives à la rémunération des agents publics s’inscrivent dans un cadre gouvernemental et budgétaire global.

Les autorités appellent, en conséquence, à distinguer la mensualisation de la paie, qui constitue une mesure engagée, de l’application intégrale du barème, qui doit intervenir progressivement selon les capacités financières de l’État.

RTD

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