La République démocratique du Congo entend tirer davantage de revenus de la conservation de son patrimoine forestier. Le pays pourrait obtenir entre 333 et 336 millions de dollars américains chaque année dans le cadre du Tropical Forest Forever Facility (TFFF), pour environ 155 millions d’hectares de forêts considérés comme éligibles.
Ces perspectives ont été évoquées mardi 13 octobre 2026 à Kinshasa, lors d’un atelier consacré à la préparation de la feuille de route nationale devant permettre à la RDC de remplir les conditions d’accès à ce mécanisme international. Les travaux, ouverts par la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, se poursuivront jusqu’au 15 octobre.
Pour bénéficier durablement de ces financements, Kinshasa doit notamment mettre en place un cadre juridique adapté, renforcer les dispositifs de surveillance des espaces forestiers et garantir une gestion transparente des ressources financières mobilisées.
La ministre Marie Nyange Ndambo a insisté sur cette exigence, estimant que l’étendue des forêts congolaises ne suffit pas, à elle seule, à assurer l’accès aux financements du TFFF.
« Notre immense potentiel forestier ne garantit pas automatiquement notre accès à ces financements. Nous devons démontrer notre capacité à satisfaire aux critères d’éligibilité », a-t-elle déclaré.
Le dispositif prévoit des versements annuels aux États tropicaux en fonction des superficies forestières effectivement préservées. Le montant de référence annoncé est de 4 dollars par hectare, tandis qu’une part d’au moins 20 % des paiements devrait revenir directement aux Peuples autochtones et aux communautés locales.
Mis en place à l’issue de la COP30 tenue au Brésil en novembre 2025, le TFFF ambitionne de mobiliser jusqu’à 125 milliards USD à travers un fonds d’investissement destiné à soutenir financièrement les pays qui contribuent à la conservation des forêts tropicales.
RTD