Les cofondateurs de « Sauvons la RDC » prennent leurs distances, mais refusent de condamner l’ancien président. Franck Diongo et Seth Kikuni figurent parmi les rares politiciens à soutenir cette nouvelle aventure armée.
Un nouveau mouvement rebelle a vu le jour à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon plusieurs sources concordantes, l’ancien président Joseph Kabila a annoncé officiellement la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), une rébellion armée qui succède à son initiative politique « Sauvons la RDC ».
Cette annonce intervient après une période de flottement au sein de « Sauvons la RDC ». D’après une source proche de Théophile Mbemba, les cofondateurs de ce mouvement — Jean-Claude Vuemba, Claudel Lubaya, Michel Mwika, Albert Mukulubuntu et Mvimpa — n’éprouvent pas le besoin de publier une déclaration pour se désolidariser de l’action de Joseph Kabila, bien qu’ils aient pris leurs distances avec cette initiative politique.
Ces derniers n’étaient plus en contact avec l’ancien chef de l’État, qui ne convoquait plus de réunions de « Sauvons la RDC », laissant à chaque membre le soin de réfléchir à son avenir politique. Seuls ceux qui avaient des liens avec l’AFC/M23 ont accompagné Joseph Kabila dans cette aventure armée qu’est le FRN.
Parmi eux, Franck Diongo et Seth Kikuni sont cités parmi les principaux acteurs politiques qui soutiennent cette nouvelle rébellion. Franck Diongo a été aperçu à plusieurs reprises en compagnie de Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et figure de proue de l’AFC/M23.
Cette nouvelle formation rebelle marque une escalade dans l’implication de Joseph Kabila dans les tensions qui secouent l’est de la RDC, où les affrontements entre les forces armées congolaises et les groupes rebelles se poursuivent depuis plusieurs années.
La Rédaction