Dans une déclaration politique signée le 13 octobre par le Secrétaire général de ce parti, Guy-Richard Malongo, l'Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) condamne fermement le Front de Résistance Nationale (FRN) de l'ancien président Joseph Kabila, tout en lançant un avertissement à certains membres de l'Union Sacrée de la Nation.
Le parti de Morale Modeste Bahati Lukwebo qualifie la situation actuelle de « nouvelle forme de la rébellion », faisant le lien entre l'AFDL et le FRN. L'AFDC accuse ce mouvement de semer la mort, la désolation et le déplacement des populations. Il lui est également reproché la destruction du tissu économique, social, culturel et coutumier de la République Démocratique du Congo, ainsi que la confiscation des biens de l'État et des personnes privées, en violation de l'article 34 de la Constitution.
L'AFDC condamne par ailleurs tout recours aux armes pour régler des malentendus, soulignant que cette voie ne fait que favoriser le pillage des ressources naturelles. Le parti se dit convaincu qu'il n'y aura pas d'issue militaire à la guerre. Il plaide en faveur d'un « dialogue sincère et inclusif », tel que préconisé par le Chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Selon l'AFDC, cette approche permettra de ramener une paix durable, de garantir la réunification du pays et son intégrité territoriale, et d'éviter la partition de la RDC.
Dans le même document, l'AFDC met en garde les « caciques » de l'Union Sacrée de la Nation qui soutiennent des individus « assoiffés d'argent et de pouvoir ». Ces derniers s'autoproclament dirigeants de l'AFDC « sans titre ni qualité et sans légalité ni légitimité ».
Enfin, l'AFDC réaffirme son ancrage au sein de la majorité présidentielle. Le parti et son Président national « statutaire », le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, se rangent derrière le Chef de l'État pour la paix, l'intégrité territoriale et la prospérité du peuple congolais.
La Rédaction