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RDC-Électricité : porté par Molendo Sakombi, le gouvernement crée le Service national de dispatching

Sakombi

 


Porté par le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, le Service National de Dispatching (SND) doit coordonner la production, le transport et les échanges d’électricité. Une réforme présentée comme structurante pour un secteur longtemps fragmenté.

La République démocratique du Congo vient de franchir une nouvelle étape dans la modernisation de son secteur électrique. Par décret, le gouvernement a créé le Service national de dispatching (SND), appelé à devenir la véritable tour de contrôle du système électrique national.

Le texte confie à cette structure une mission centrale : assurer la conduite coordonnée de la production et du transport de l’électricité, optimiser en temps réel les flux d’énergie sur le réseau et superviser les échanges, y compris avec les pays voisins. Une manière de doter la RDC d’un pilotage unique, alors que le secteur reste marqué par une forte fragmentation.

Cette réforme est portée par le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, sous le leadership du président Félix Tshisekedi et la coordination de la Première ministre. Elle traduit la volonté de l’exécutif de mettre de l’ordre dans un domaine où les opérateurs, les infrastructures et les besoins des consommateurs peinent encore à s’articuler efficacement.

L’enjeu est considérable. La RDC dispose d’un potentiel hydraulique estimé à plus de 100 000 MW, mais n’en exploite qu’une très faible partie. La production nationale reste ainsi largement inférieure à la demande, tandis que les délestages continuent de peser sur le quotidien de millions de Congolais.

Dans ce contexte, le SND est présenté comme « une avancée structurante vers un système électrique mieux coordonné et plus fiable ». Pour les autorités, il doit permettre une meilleure visibilité sur l’état du réseau, une gestion plus rapide des incidents et une planification plus efficace des moyens de production.

Le nouveau service devra également faciliter les échanges d’électricité avec les pays voisins, un dossier stratégique pour la RDC, qui ambitionne de devenir un acteur majeur du marché énergétique régional.

Reste désormais à transformer l’essai. La création du SND ne suffira pas, à elle seule, à combler le déficit énergétique. Sa réussite dépendra des moyens humains, techniques et financiers mis à sa disposition, ainsi que de la capacité des différents acteurs du secteur à travailler sous une même coordination. Mais pour le gouvernement, l’étape est déjà symbolique : celle d’un pays qui veut reprendre la main sur son électricité.

La Rédaction

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