Le vice-Premier ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Bemba, a signé le 12 octobre à Dubaï deux accords avec l'Africa Finance Corporation (AFC). La cérémonie s'est déroulée en présence de la ministre du Portefeuille, Julie Shiku, du PDG de l'AFC, Samaila Zubairu, et de représentants de MetroKin.
Le premier accord (JDA) porte sur la première phase du projet MetroKin, un réseau ferroviaire de 300 kilomètres à terme. Cette étape, estimée à 877 millions de dollars, prévoit une ligne électrifiée à double voie de 25 kilomètres reliant la gare centrale de Kinshasa à l'aéroport international de N'Djili.
Le projet comprend huit gares aux standards internationaux, 52 passerelles, de nouveaux ponts et ouvrages d'assainissement, ainsi qu'un viaduc ferroviaire franchissant le boulevard du 30 Juin. La ligne sera entièrement clôturée et disposera d'une centrale thermique.
Selon les autorités, la ligne transportera entre 452 000 et 520 000 passagers par jour, avec un trajet direct de 21 minutes entre la gare centrale et l'aéroport. Les travaux doivent démarrer en décembre 2026.
Un MOU pour l'étude de faisabilité de Kinshasa-Banana
Le second acte est un protocole d'accord relatif au financement de l'étude de faisabilité du nouveau tracé du chemin de fer Kinshasa-Banana. Cette étude devra préciser les modalités de développement, de financement, de construction, d'exploitation et de maintenance de cette infrastructure.
Banana, située à l'embouchure du fleuve Congo, abrite le futur port en eau profonde construit par DP World. Le nouveau tracé offrirait un corridor logistique plus direct que l'actuelle ligne via Matadi, longue d'environ 365 kilomètres.
Un projet porté par MetroKin S.A.
MetroKin S.A. compte parmi ses actionnaires Trans Connexion Congo, la société de transport commercial du Congo et la ville-province de Kinshasa. L'AFC, arrangeur principal mandaté, avait déjà investi 3 millions de dollars dans la phase de développement et signé en 2024 un accord avec Alstom.
Le coût de la première phase est passé d'environ 550 millions à 877 millions de dollars, un écart pouvant correspondre à des périmètres de travaux différents. Le site de MetroKin mentionne 21 passerelles contre 52 dans le communiqué du ministère, et le schéma initial de trains à batterie a été remplacé par une solution d'électrification. Les détails du montage financier n'ont pas été entièrement publiés.
Le gouvernement affirme que ces projets s'inscrivent dans la vision du président Tshisekedi, visant le développement socio-économique du pays par la modernisation des infrastructures de transport.
La Rédaction