La prison centrale de Makala fait face à une situation de surpopulation particulièrement préoccupante. L’établissement pénitentiaire de Kinshasa héberge actuellement 16 238 détenus, alors que sa capacité d’accueil initiale est estimée à seulement 1 500 places.
Cette situation a été constatée, jeudi 15 octobre, par le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, lors d’une visite effectuée en compagnie du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu.
D’après les chiffres communiqués par la direction de la prison, 299 femmes et 229 enfants en conflit avec la loi figurent parmi les détenus. Plus de 11 000 personnes sont placées en détention préventive, ce qui accentue encore la pression sur les capacités d’accueil de l’établissement.
Sur place, le ministre de la Justice a notamment relevé la promiscuité, l’état des infrastructures ainsi que les difficultés liées à la prise en charge sanitaire des détenus.
Guillaume Ngefa a annoncé des actions urgentes pour réduire la population carcérale, notamment l’accélération du traitement des dossiers pouvant aboutir à des libérations conditionnelles, conformément aux dispositions légales.
Une attention particulière devra également être accordée aux catégories vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les détenus présentant des troubles mentaux.
De son côté, Firmin Mvonde a ordonné la libération de certains détenus dont les dossiers figuraient parmi les 108 identifiés comme pouvant faire l’objet d’une remise en liberté après examen. Cette opération intervient quelques jours après la libération conditionnelle de 66 autres détenus.
Le ministre de la Justice a annoncé une série de recommandations destinées à désengorger Makala et à améliorer les conditions de détention, notamment sur le plan sanitaire.
Guillaume Ngefa prévoit par ailleurs de retourner à la prison centrale de Makala avant la fin de l’année afin d’évaluer l’application des mesures annoncées et les éventuels progrès réalisés.
RTD