Le gouvernement belge désapprouve la décision de l’ancien président congolais Joseph Kabila de prendre la tête du Front pour la refondation de la Nation (FRN), un mouvement politico-militaire. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a exprimé son opposition à cette orientation, estimant qu’elle risque d’aggraver la crise sécuritaire en République démocratique du Congo (RDC).
Pour le chef de la diplomatie belge, il est « déplorable, incompréhensible et inacceptable » qu’un ancien chef de l’État, qui a lui-même été confronté aux conséquences dévastatrices des rébellions armées, choisisse de diriger un mouvement qui entend accéder au pouvoir par la force des armes.
Maxime Prévot considère cette démarche comme profondément illégitime. Il a également averti que toute personne qui s’engage dans cette voie devra assumer pleinement les conséquences de ses choix.
Face à la persistance des violences dans l’est de la RDC, la Belgique réaffirme qu’aucune issue durable au conflit ne peut être obtenue par les armes. Bruxelles appelle ainsi les différentes parties à privilégier le dialogue et à s’engager dans une démarche politique susceptible de ramener la paix.
Le ministre belge a, par ailleurs, reconnu que les processus de paix engagés à Doha et à Washington avancent lentement. Il estime néanmoins que ces initiatives constituent des cadres de négociation acceptés par les parties et représentent une possibilité de parvenir à une solution négociée.
De nouvelles rencontres étant annoncées pour octobre et novembre, selon les éléments communiqués, Bruxelles encourage les acteurs concernés à poursuivre les discussions plutôt qu’à s’engager dans une nouvelle confrontation militaire.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC, alors que l’annonce de la création du FRN sous la direction de Joseph Kabila suscite des réactions sur la scène nationale et internationale.
RTD