Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a décidé d’imposer un embargo médiatique de 88 jours à Fils Mukoko. Cette mesure a été prise à l’issue d’une réunion d’urgence du Bureau du CSAC, tenue ce mercredi 21 octobre 2026, sous la présidence de Maître Christian Bosembe.
Cette décision fait suite à la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, dans laquelle Fils Mukoko aurait menacé de tuer des ressortissants occidentaux vivant à Kinshasa. Dans cette séquence, il les accuserait notamment de vouloir distribuer des armes à la population afin que celle-ci s’attaque à eux.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions liées aux perquisitions menées à Bruxelles, en Belgique, dans les résidences de personnes présentées comme proches du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi. Cette affaire a suscité plusieurs réactions dans le paysage politique congolais.
À l’issue de sa réunion d’urgence, le Bureau du CSAC a justifié sa décision en estimant que les propos reprochés à Fils Mukoko constituaient une violation manifeste des lois en vigueur et s’écartaient des valeurs fondamentales défendues par la nation.
Outre l’embargo médiatique de 88 jours, l’organe de régulation des médias a invité Fils Mukoko à se présenter en urgence dans ses bureaux pour une audition.
Les détails concernant la date de cette audition ainsi que la réaction de Fils Mukoko à cette décision n’ont pas été précisés dans les informations communiquées.
RTD