De graves polémiques stériles ont été créées dans l’opinion publique par l’actuel directeur général, Ted BELESHAYI, qui a été l’invité du Space Live du journaliste Stanis BUJAKERA, mardi 20 octobre 2026, dans la soirée.
Tenant compte de la gravité des propos tenus au cours de cette émission, il devient important de rétablir la vérité et d’éclairer l’opinion sur des faits probants qui sont restés gravés dans l’histoire de l’ARSP.
Tout d’abord, le Directeur général honoraire de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Miguel KASHAL KATEMB, demeure une référence en matière de gestion managériale, reconnu à plusieurs reprises et publiquement par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, et par le Gouvernement de la République, à travers plusieurs ministres de tutelle qui se sont succédé à l’Entrepreneuriat et aux Petites et Moyennes Entreprises.
Concernant les ressources humaines
Contrairement à ladite opinion volontairement entretenue pour des desseins populistes et des fins inavouées, les ressources humaines de l’ARSP n’ont connu aucun mois d’arriéré de salaire durant les 3 ans et 8 mois de gestion de Miguel KASHAL à la tête de l’ARSP. La prise en charge médicale a été assurée par les structures médicales Médecins de Nuit, Diamant et HJ HOSPITAL.
Concernant les prétendues 80 attestations délivrées entre 2020 et 2025, comme l’a affirmé le directeur général de l’ARSP, Juan-Ted BELESHAYI
Ce chiffre s’avère totalement faux au regard du fait que la numérotation apparaissant sur les attestations délivrées par l’ARSP contredit ces affirmations, étant donné qu’au mois de février 2026, les attestations atteignaient le numéro 16 800, alors qu’en janvier 2023, les premières attestations délivrées par Miguel KASHAL KATEMB portaient le numéro 4 100. Ce qui implique que, pour la seule période allant de janvier 2023 à février 2026, plus de 12 000 attestations ont été délivrées.
D’où le directeur général TED BELESHAYI a-t-il tiré le chiffre fantaisiste de 80 attestations qu’il a avancé pour la période de 2020 à 2025 ?
De plus, l’accroissement du nombre de sous-traitants éligibles dans la base de données, passant de 4 000 entreprises enregistrées en 2023 à plus de 16 000 en janvier 2026, démontre clairement le manque de maîtrise de cet outil crucial pour la régulation du secteur de la sous-traitance.
Sur les affirmations graves qualifiant l’ARSP, sous Miguel KASHAL, d’institution peu crédible et travaillant comme un groupe de racketteurs
Il sied de noter que cette affirmation est totalement fausse et a été faite dans le but de nuire à son prédécesseur, alors que lui-même, le DG Ted BELESHAYI, a jeté, sans le savoir, le discrédit sur une institution qui a travaillé sur plusieurs réformes dont il jouit aujourd’hui.
Il s’agit notamment de :
* L’élaboration de la loi sur le contenu local ;
* La révision de la loi sur la sous-traitance, en définissant clairement le champ d’application de la sous-traitance ;
* La signature du guide sectoriel entre l’ARSP et la FEC, ayant conduit à la révision de la loi sur la sous-traitance promulguée par le chef de l’État le 30 juin 2026 ;
* Les multiples protocoles d’accord signés avec les ministères et autres institutions étatiques, prouvant la crédibilité de l’ARSP qu’il remet en cause sans arguments valables ;
* Le rayonnement de l’ARSP au niveau national et international, avec la participation à toutes les activités de DRC MINING WEEK, MINING INDABA en Afrique du Sud, aux forums à l’étranger (Canada, France, Dubaï) et même au forum RDC-USA, au sein de la délégation gouvernementale dirigée par la Première ministre Judith SUMINWA TULUKA.
Au-delà de cette crédibilité, aucun racket n’a jamais été toléré du temps du directeur général de l’ARSP, Miguel KASHAL, qui a mis sur pied une équipe d’inspecteurs ayant travaillé dans le respect de l’éthique et de la déontologie.
Par contre, la confiance qui s’est établie entre l’ARSP et la FEC a permis la mise en place d’un mécanisme de publication des appels d’offres, renforçant la transparence et l’équité dans l’accès aux marchés.
De plus, grâce au travail effectué, la Direction générale a obtenu les résultats probants suivants :
* La lutte contre le phénomène des prête-noms et des associés fictifs ;
* L’élargissement de la sous-traitance aux secteurs jadis considérés comme des chasses gardées, notamment les hydrocarbures, l’aviation et les télécommunications ;
* L’instauration d’un contrôle de conformité rigoureux des activités de sous-traitance dans tous les secteurs de l’économie nationale.
Concernant le chiffre des marchés captés dans le secteur de la sous-traitance
À son arrivée à la tête de l’ARSP, le DG MIGUEL KASHAL ne s’est pas acharné sur son prédécesseur comme le fait Monsieur JUAN-TED BELESHAYI.
Par contre, il s’est mis directement au travail et les résultats chiffrés des actions menées au cours des années 2023, 2024 et 2025, comprenant les entreprises principales qui ont attribué les marchés et les sous-traitants bénéficiaires, ont été publiés sur le site officiel de l’ARSP.
En 2024, le ministre de l’Entrepreneuriat et des PME, Désiré N’ZINGA BILIHANZE, a reconnu les efforts du Directeur général Miguel KASHAL, qui a sorti de l’ombre l’ARSP, qui était un établissement public jadis marginalisé.
En juin 2025, à son tour, le ministre de l’Entrepreneuriat et des PME, Louis WATUM KABAMBA, avait reconnu qu’« Au travers de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), les entreprises congolaises ont pu gagner près de 1 400 contrats d’une valeur de plus de 2 milliards de dollars. Environ 800 entrepreneurs ont pu bénéficier de cette manne financière. Je crois que ce sont les premières étapes de la marche vers la création de richesses et des champions nationaux », a dit le ministre de l’Entrepreneuriat.
Pourquoi Monsieur Ted BELESHAYI minimise-t-il le travail effectué par son prédécesseur alors que ce travail était reconnu même par le ministère de tutelle ? Une institution peu crédible peut-elle obtenir autant de résultats probants ? D’où Monsieur TED BELESHAYI a-t-il sorti ces chiffres de 20 milliards de dollars versés à des entreprises non éligibles ? Quelles sont ces sociétés inéligibles qui ont bénéficié de ces montants ? Peut-il publier les noms desdites sociétés, des entreprises principales et des sous-traitants concernés pour permettre à la population de tirer elle-même ses conclusions ?
Il est clair que ces affirmations gratuites démontrent que Monsieur BELESHAYI KASANDA ne maîtrise rien du tout de ce secteur de la sous-traitance.
Par ailleurs, à son avènement à la tête de l’ARSP en 2022, Miguel KASHAL n’avait jamais fait de déclarations publiques attaquant son prédécesseur Ahmed Kalej KAND. Il devient alors logique de se demander pourquoi le DG Ted BELESHAYI ne fait que s’attaquer à son prédécesseur au lieu de se mettre au travail attendu par les entrepreneurs et la population congolaise.
D’autres résultats ont été obtenus avec la mise en place du programme VUNGA 1, en partenariat avec la Rawbank, sous l’impulsion de la Première ministre Judith Suminwa, avec la disponibilité d’un capital de 200 millions de dollars, ainsi que la possibilité de lancer les phases VUNGA 2 à VUNGA 5 afin d’atteindre un montant total d’un milliard de dollars destiné au financement des entrepreneurs locaux dans tous les secteurs, avec d’autres partenaires financiers.
Il convient de noter que la fonction de directeur général impose à celui qui l’exerce beaucoup de réserve, ce qui devrait le pousser à s’inscrire dans la retenue et dans la logique de la continuité du service public afin de matérialiser la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République dans ce secteur clé.
Trésor MWAKA
Journaliste d’investigation et membre de la cellule de Communication.