Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, estime que la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo reste fondamentalement liée à une agression rwandaise, malgré les différentes recompositions du mouvement rebelle.
Dans une déclaration publiée ce samedi 24 octobre 2026, via son compte X, le porte-parole du gouvernement charge le Rwanda.
« Ce que nous connaissons dans l’Est dans notre pays, c’est une agression qui a commencé depuis plusieurs années », a déclaré Patrick Muyaya.
Selon lui, Kigali chercherait depuis plusieurs années à donner une apparence congolaise à ses activités sur le territoire congolais.
« Depuis, le père, le Rwanda, cherche désespérément à congoliser ses activités criminelles dans notre pays », a-t-il affirmé.
Il estime également que l’arrivée de l’ancien président Joseph Kabila à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN) ne modifie pas la nature du conflit.
« L’arrivée du fils aîné, Joseph Kabila, ne change en rien la nature du conflit. Le M23 New look reste la brigade avancée des RDF », a-t-il soutenu.
Pour Patrick Muyaya, il ne s’agit donc pas d’une simple rébellion congolaise, mais d’une agression extérieure impliquant également des Congolais.
« Ce n’est donc pas une rébellion mais une agression rwandaise avec la complicité de quelques Congolais », a-t-il conclu.
Cette position s’inscrit dans la ligne défendue récemment par Kinshasa, qui considère que la recomposition de l’AFC-M23 autour de Joseph Kabila ne change pas substantiellement la nature du mouvement ni les acteurs impliqués.
RTD