Trente ans après le lancement de l’offensive de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), le 24 octobre 1996, Nzanga Mobutu établit un parallèle entre cette rébellion, qui avait renversé son père, Mobutu Sese Seko, et le Front pour la refondation de la nation (FRN), dirigé par l’ancien président Joseph Kabila.
Le fils de l’ancien président zaïrois considère le FRN comme une « AFDL reconstituée », estimant que cette nouvelle plateforme reproduit, selon lui, le schéma observé en 1996. Il accuse Joseph Kabila de donner une façade congolaise à une entreprise militaire liée au Rwanda.
Pour étayer sa position, Nzanga Mobutu s’appuie sur les rapports des experts des Nations unies qui ont documenté l’implication de l’armée rwandaise aux côtés de l’AFC/M23 dans l’est de la République démocratique du Congo.
Il tient toutefois à distinguer les communautés congolaises des acteurs impliqués dans le conflit. Il rappelle notamment que les Tutsi et les Banyamulenge sont des Congolais à part entière et rejette toute instrumentalisation de leur sécurité pour justifier une intervention militaire étrangère.
Face à cette situation, Nzanga Mobutu appelle les Congolais à défendre la souveraineté nationale par tous les moyens légitimes.
Cette prise de position intervient alors que le 30ᵉ anniversaire du début de l’offensive de l’AFDL ravive les souvenirs d’une période décisive de l’histoire politique congolaise, marquée par la chute du régime de Mobutu en mai 1997 et l’arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila.
RTD