Un avertissement sans nommer personne, mais un message qui interpelle directement les rangs de la majorité présidentielle. Félix Tshisekedi a appelé, samedi, les membres de l’Union sacrée à mettre fin aux affrontements publics entre acteurs d’une même famille politique.
Le chef de l’État a jugé inacceptable que des membres de la majorité s’attaquent publiquement les uns aux autres. Pour lui, les différends doivent être réglés en interne. Lorsque des griefs sont fondés, ils peuvent lui être soumis afin qu’il tranche, plutôt que d’exposer les divisions devant l’opinion publique.
Cette mise au point intervient dans un contexte marqué par des tensions au sein de la majorité présidentielle et des initiatives parlementaires visant des membres du gouvernement.
Sans désigner explicitement les personnes concernées, le président de la République a ainsi rappelé les règles de conduite qu’il attend de ses alliés politiques.
Derrière cet appel à la discipline, une question demeure : ce rappel à l’ordre permettra-t-il de préserver la cohésion de l’Union sacrée, alors que les divergences continuent de se manifester au grand jour ?
RTD