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Kinshasa : Jean-Claude Katende dénonce des fouilles abusives et l’interpellation de deux prêtres au rond-point Ngaba

Samedi 7 novembre 2026 1 min de lecture
ngaba

 

Jean-Claude Katende, président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), alerte sur le retour de pratiques qu’il qualifie de rétrogrades dans les opérations de contrôle menées par des agents des services spéciaux à Kinshasa. Dans une dénonciation rendue publique, il met en cause des fouilles de sacs et de téléphones portables de citoyens, ainsi que des accusations liées à leurs opinions ou à des contenus retrouvés dans leurs appareils.

Selon son témoignage, deux prêtres catholiques, Emmanuel Nyamankuru, de l’archidiocèse de Bukavu, et Lambert Museka, de l’archidiocèse de Kananga, ont été interpellés jeudi au rond-point Ngaba alors qu’ils se rendaient à leurs cours à Mont-Ngafula.

Jean-Claude Katende affirme que les agents auraient accusé l’abbé Emmanuel Nyamankuru d’être un collaborateur de Corneille Nangaa. Il soutient également que les deux religieux ont dû remettre une somme de 700 dollars américains, destinée au paiement de leurs frais académiques, pour obtenir leur libération.

Le défenseur des droits humains dénonce notamment les contrôles au cours desquels des agents fouilleraient les téléphones et les effets personnels des passants à la recherche d’équipements militaires ou de messages et d’images considérés comme hostiles au chef de l’État.

Jean-Claude Katende établit un parallèle avec les pratiques observées entre 2015 et 2018, sous la présidence de Joseph Kabila. Il estime que ces méthodes, qui avaient cessé après l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, réapparaissent aujourd’hui dans certains quartiers de la capitale.

Face à cette situation, le président de l’ASADHO appelle les autorités compétentes à intervenir afin de mettre un terme à ces pratiques et de garantir le respect des droits et libertés fondamentaux des citoyens.

Ces accusations, qui nécessitent des vérifications auprès des services concernés, relancent la question des méthodes de contrôle sécuritaire et de la protection des libertés individuelles à Kinshasa.


RTD