Nord-Kivu : 66 militaires des FARDC écopent de la peine capitale à l’issue d’un procès à Walikale
Soixante-six éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été condamnés à mort à Walikale, dans la province du Nord-Kivu. La décision a été prononcée vendredi 6 novembre 2026 par le Tribunal militaire de garnison de Goma, après douze jours de débats judiciaires.
Les militaires concernés, tous issus du 3415ᵉ Régiment, devaient répondre de faits liés à leur comportement dans l’exercice de leurs fonctions. Les accusations retenues contre eux portent notamment sur la lâcheté, la révolte militaire et le refus d’obtempérer aux ordres de la hiérarchie.
Le major Dieudonné Kasereka, chargé de communication de la 34ᵉ Région militaire, a confirmé le verdict. Sur les 70 prévenus jugés dans cette affaire, 66 ont donc été condamnés à la peine capitale. Un sergent a, pour sa part, bénéficié de circonstances atténuantes et écopé de dix ans de servitude pénale principale. Quatre autres militaires ont été déclarés non coupables, dont un capitaine qui assurait les fonctions de responsable du renseignement au sein de leur régiment.
Cette procédure judiciaire trouve son origine dans des incidents survenus à Ntoto, chef-lieu du groupement Waloa Uroba, dans le secteur des Wanianga. À la suite de ces événements, 54 militaires avaient été interpellés le 20 octobre à Ngora. Seize autres éléments ont ensuite été arrêtés dans le cadre des mêmes faits, portant à 70 le nombre de personnes poursuivies.
Prévu initialement pour dix jours, le procès s'est finalement prolongé de deux jours supplémentaires avant que les juges ne rendent leur décision.
Ce jugement intervient alors que les FARDC poursuivent leurs opérations dans une partie du Nord-Kivu confrontée à une situation sécuritaire instable, où le respect de la discipline et de la chaîne de commandement reste déterminant pour les troupes déployées.
RTD