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OIF : la France multiplie les démarches pour empêcher le retrait de la RDC face au troisième mandat de Mushikiwabo

Samedi 7 novembre 2026 1 min de lecture
felix OIF

 

La perspective d’un troisième mandat de la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) suscite des tensions diplomatiques avec la République démocratique du Congo. Alors que Kinshasa envisage de reconsidérer sa place au sein de l’organisation si cette réélection se concrétise, la France multiplie les démarches pour éviter une rupture.

Les autorités françaises auraient intensifié leurs échanges avec Kinshasa ces derniers jours afin de désamorcer cette crise diplomatique, à l’approche du XXᵉ sommet de la Francophonie, prévu les 15 et 16 novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge.

Au cœur de cette controverse figure la candidature de Louise Mushikiwabo, actuelle secrétaire générale de l’OIF, dont la volonté d’obtenir un troisième mandat se heurte à l’opposition de Kinshasa. La RDC a, pour sa part, présenté Juliana Lumumba comme candidate au poste de secrétaire générale de l’organisation.

Cette confrontation autour de la direction de la Francophonie dépasse ainsi la seule question de la succession à la tête de l’institution. Elle met également en évidence les divergences diplomatiques entre Kinshasa et Kigali, dans un contexte marqué par les tensions persistantes entre la RDC et le Rwanda.

Pour les autorités congolaises, l’éventuelle reconduction de la responsable rwandaise pourrait remettre en question leur engagement au sein de l’organisation. Paris tente donc de préserver l’unité de l’OIF et d’éviter que ce différend ne débouche sur une crise ouverte lors du prochain sommet.

À quelques jours de cette rencontre internationale, les tractations diplomatiques se poursuivent autour de la direction de l’organisation et de l'avenir de la participation congolaise à la Francophonie.


RTD