Politique

RDC : le gouvernement brandit la dissolution contre les partis politiques qui se doteraient de structures armées

Samedi 7 novembre 2026 1 min de lecture
shabani

 

Les formations politiques congolaises sont désormais averties : toute implication dans des opérations à caractère militaire ou paramilitaire pourrait leur coûter leur existence juridique. Le gouvernement entend faire usage des dispositions légales pour sanctionner les partis qui franchiraient cette ligne rouge.

Cette position a été portée par le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, dans son compte rendu sur la situation générale du pays présenté au Conseil des ministres.

Pour justifier cette fermeté, le ministre s’est appuyé sur la loi du 15 mars 2004 encadrant les partis politiques en RDC. Ses articles 9, 21 et 31 fixent notamment les limites de l’action des organisations politiques et excluent leur participation à des activités relevant du domaine militaire ou paramilitaire.

Le ministère de l’Intérieur annonce ainsi son intention de recourir aux mécanismes de sanction prévus par cette législation contre toute formation dont les agissements contraires à la loi seraient établis. La dissolution constitue l'une des conséquences évoquées.

Au cours de la même présentation, Jacquemain Shabani a également abordé les difficultés institutionnelles dans la Tshopo et la Mongala. Des responsables de ces deux provinces ont été appelés à Kinshasa pour des échanges avec les autorités nationales, dans un contexte de tensions au sein des institutions provinciales.

Le ministre a enfin évoqué le recensement des éleveurs transhumants Mbororo, conduit du 24 août au 16 octobre 2026 dans trois provinces, ainsi que les développements enregistrés aux frontières de la République démocratique du Congo.


RTD