Le gouvernement provincial de Kinshasa, dirigé par Daniel Bumba, lance un vaste chantier de construction de plus de 400 zones de décharges. Piloté par le ministre des ITP, Alain Tshilungu, ce programme vise à stocker les 15 à 20 000 tonnes de déchets produits quotidiennement par près de 20 millions d’habitants avant leur transfert vers Mpasa.
Kinshasa, la mégapole de près de 20 millions d’habitants, est confrontée à une crise d’insalubrité sans précédent. Chaque jour, entre 15 000 et 20 000 tonnes de déchets sont produites, s’accumulant dans les rues, les marchés et les quartiers, au grand dam des Kinois. Pour endiguer ce fléau, le gouverneur Daniel Bumba a lancé le programme « Kinshasa Ezo Bonga » (Kinshasa sera belle), une initiative ambitieuse qui prévoit la construction de plus de 400 zones de décharges à travers la ville.
Ce chantier d’envergure est piloté par le ministre provincial des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction (ITP), Alain Tshilungu. Selon lui, ces nouvelles infrastructures permettront de stocker temporairement les ordures avant leur acheminement vers la décharge finale de Mpasa. « L’objectif est de mettre fin à l’insalubrité qui gangrène notre capitale. Avec ces sites sécurisés, nous pourrons gérer efficacement les déchets et améliorer le cadre de vie des habitants », a-t-il expliqué.
Pour assurer la collecte et le transport des déchets, des centaines de camions-bennes ont été acquis. Ces engins seront déployés dans l’ensemble des communes pour évacuer les ordures vers les nouvelles zones de décharges. « Nous mettons tout en œuvre pour que ce programme soit une réussite. La population doit également s’impliquer en adoptant des gestes écocitoyens », a insisté Alain Tshilungu.
Le programme « Kinshasa Ezo Bonga » s’inscrit dans une vision plus large de modernisation et d’assainissement de la capitale congolaise. Les autorités provinciales entendent ainsi réduire les dépôts sauvages, les risques sanitaires et les inondations liées aux caniveaux bouchés. Les travaux devraient s’échelonner sur plusieurs mois, avec un suivi rigoureux pour garantir la pérennité des installations.
Avec cette initiative, Kinshasa espère tourner la page de l’insalubrité et offrir un cadre de vie plus sain à ses millions d’habitants.
La Rédaction