Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a répondu vendredi aux critiques de l’ancien président Joseph Kabila concernant la gestion économique du pays. Il a notamment défendu une dette publique qu’il affirme maintenue sous les 20 % du PIB, là où la moyenne en Afrique subsaharienne avoisine les 60 %. Pour lui, présenter cette dette comme un fardeau relève soit de « la mauvaise foi politique », soit d’une méconnaissance des fondamentaux économiques.
Pour appuyer son propos, le ministre a mis en parallèle deux bilans chiffrés. En 2019, au terme de dix-huit années de gestion de Joseph Kabila, la RDC affichait, selon lui, un PIB nominal d’environ 50 milliards USD, 1,3 milliard USD de réserves de change et un budget de 4 milliards USD, sans aucun programme avec le FMI ni accès aux marchés internationaux. En 2026, il met en avant un PIB de 120 milliards USD, 8 milliards USD de réserves, un budget de 18 milliards USD et trois programmes formels avec le FMI.
Fwamba Likunde attribue l’absence de programme avec le FMI sous l’ancien régime au refus de publier des « contrats léonins » miniers. Il a enfin lancé un appel à l’opposition et aux groupes armés pour qu’ils rejoignent le dialogue national « sans condition ».
La Rédaction