Alors que des revendications font état d’une rémunération de 5 millions de CDF par mois pour les inspecteurs du Travail, le gouvernement rappelle que leur paie est actuellement fixée à environ 1,7 million de CDF par mois, correspondant à 30 % de leur barème salarial.
Selon les explications fournies par le ministère, le Président de la République avait instruit, lors de la 94ᵉ réunion du Conseil des ministres, la mensualisation de la paie des inspecteurs du Travail. Dans ce cadre, leur rémunération a été intégrée dans l’état liquidatif pour le quatrième trimestre (T4).
Le gouvernement précise toutefois qu’aucun corps de l’administration publique ne bénéficie actuellement de 100 % de son barème salarial. Selon les catégories, certains agents sont payés à 10 %, 20 %, 30 % ou 40 % de leur barème.
Cette situation s’expliquerait notamment par le fait que certains barèmes auraient été négociés auprès du ministère du Budget sans une coordination suffisante avec le ministère des Finances, qui dispose de la visibilité sur les capacités réelles de trésorerie de l’État.
Une réforme, soutenue par le FMI, prévoit désormais que tout nouveau barème salarial doit être contresigné par le ministre des Finances, afin de tenir compte des capacités financières de l'État avant sa mise en application.
Le gouvernement met ainsi en garde contre une éventuelle généralisation du paiement à 100 % des barèmes. Une telle mesure pourrait, selon lui, provoquer des revendications similaires de la part des autres corps de l’administration publique, avec le risque d’une grogne salariale généralisée.
La question demeure donc celle de la revalorisation progressive et soutenable des rémunérations, plutôt qu’un alignement immédiat sur l’intégralité des barèmes.