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Nouvelle rébellion FRN : divisée sur la condamnation de Joseph Kabila, la C64 peine à trouver une position commune

katumbi team

 

La plateforme politique de l’opposition la coalition article 64 (C64), peine à harmoniser ses positions sur la condamnation de la rébellion associée à l’ancien président Joseph Kabila. Alors que ses membres envisageaient de faire une déclaration commune pour dénoncer le recours aux armes, des divergences internes auraient empêché la plateforme de s’accorder sur une prise de position collective.

Selon des informations confiées à notre rédaction, les discussions au sein de la C64 n’ont pas permis de dégager une position commune sur cette question. Face à cette impasse, l’option retenue serait de laisser chaque parti politique membre s’exprimer individuellement, en fonction de ses propres orientations.

Il s'agit des leaders tels que Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Delly Sessanga, Jean-Marc Kabund...

Cette approche met en évidence les difficultés de la plateforme à afficher une ligne politique unifiée face à une situation qui interpelle l’opposition congolaise. En effet, la question du recours à la rébellion comme moyen d’accéder au pouvoir constitue un enjeu majeur pour les acteurs politiques, particulièrement lorsqu’elle concerne un ancien chef de l’État.

Des interrogations sur les divergences internes

L’incapacité de la C64 à produire une déclaration commune soulève des interrogations au sein de certains de ses membres. D’après la même source, des soupçons circuleraient entre certains acteurs de la plateforme, certains accusant d’autres d’entretenir des liens ou une proximité avec Joseph Kabila.

Ces allégations, qui restent à vérifier, illustrent le climat de méfiance qui pourrait compliquer davantage la recherche d’un consensus. Aucun élément indépendant ne permet toutefois, à ce stade, d’établir la réalité de ces accusations.

Au-delà des divergences sur la forme et le contenu d'une éventuelle déclaration, c’est la capacité de la C64 à défendre une position commune face à la rébellion qui se trouve ainsi questionnée.

Chaque parti appelé à s’exprimer individuellement

En l’absence d’un consensus, les partis politiques membres de la C64 pourraient donc prendre la parole séparément pour exprimer leurs positions sur la situation politique et sécuritaire du pays.

Cette possibilité s’appuierait sur l’autonomie dont jouit chaque formation politique dans son fonctionnement et dans la définition de ses orientations. Elle permettrait à chaque composante de se prononcer sans attendre un accord global au sein de la plateforme.

Toutefois, cette démarche risque de rendre moins visible la position collective de la C64 et d’alimenter les interrogations sur sa cohésion politique.

Alors que les regards se tournent vers les réactions des différentes forces de l’opposition, le silence de la plateforme sur cette question sensible contraste avec l’importance du débat sur le recours aux armes dans la conquête du pouvoir en République démocratique du Congo.

Reste à savoir si les différentes composantes de la C64 parviendront à dépasser leurs divergences pour afficher une position commune ou si chacune choisira définitivement de défendre sa propre ligne politique.

RTD

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