L’Alliance pour la Démocratie et le Développement (ADD Congo) hausse le ton dans l’affaire du décès de Manassé Lomboto, l’un de ses cadres tué le 15 septembre dernier à Kinshasa.
Dans une déclaration publiée mardi, cette formation politique s’interroge sur une rencontre entre la famille biologique de la victime et Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS. Selon l’ADD Congo, cette rencontre s’est tenue la veille dans le bureau privé de Kabuya, situé sur l’avenue Shaumba.
Pour l’ADD Congo, cette démarche intervient dans un contexte jugé préoccupant. L’organisation affirme que près de trois semaines après la mort de Manassé Lomboto, l’autopsie annoncée à la suite d’une réquisition du Parquet n’a toujours pas été réalisée et que les investigations n’auraient pas connu d’avancée significative.
L’organisation rappelle également que le nom d’Augustin Kabuya figure, selon elle, parmi les personnes visées par la plainte déposée par la C64 dans cette affaire.
Sur cette base, l’ADD Congo soupçonne une volonté d’influencer la famille du défunt et évoque notamment des risques de pression, d’intimidation et de manipulation des éléments de preuve.
« L’ADD Congo prend l’opinion à témoin et exige une enquête rapide et indépendante », indique le communiqué signé par son secrétaire général, le docteur David Ekamba.
L’organisation appelle ainsi les autorités compétentes à faire progresser le dossier et à établir les responsabilités dans la mort de Manassé Lomboto. Les accusations formulées par l’ADD Congo restent toutefois à établir par les résultats d’une enquête officielle.
RTD