Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a instruit le Procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête judiciaire à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo attribuée à Fils Mukoko, présenté comme un militant de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
Dans un communiqué officiel publié ce mercredi 21 octobre 2026, le ministère de la Justice indique que cette décision fait suite à des déclarations dans lesquelles Fils Mukoko aurait notamment évoqué la distribution d’armes dans des terrains de football, des églises et des universités, ainsi que des menaces visant des ressortissants occidentaux présents en République démocratique du Congo.
Le gouvernement estime que la gravité de ces propos présumés nécessite l’intervention des autorités judiciaires compétentes afin que les faits soient vérifiés et que les responsabilités éventuelles soient établies conformément à la loi.
Réagissant à cette affaire, Guillaume Ngefa Atondoko Andali a rappelé que la liberté d’expression, bien que garantie par la Constitution, ne saurait justifier des menaces ou des actes susceptibles de mettre en danger la vie d’autrui.
« La liberté d'expression est constitutionnellement consacrée en République démocratique du Congo. Elle ne saurait cependant servir de prétexte à la menace, à l'intimidation ou à la mise en danger de la vie d'autrui. Dans un État de droit, toute allégation de cette gravité doit être vérifiée par la justice, dans le strict respect de la loi et des droits de chacun », a déclaré le ministre d’État.
À travers cette démarche, le ministère de la Justice réaffirme la détermination du gouvernement à garantir la sécurité des personnes et des biens, à préserver l’ordre public et à faire respecter la légalité sur l’ensemble du territoire national.
L’ouverture de cette enquête intervient alors que les déclarations attribuées à Fils Mukoko suscitent plusieurs réactions dans la classe politique congolaise. L’UDPS/Tshisekedi s’est notamment désolidarisée de ses propos, affirmant que celui-ci n’occupe aucune fonction au sein du parti et que les initiatives annoncées n’ont reçu aucune autorisation de ses instances dirigeantes.
L’enquête judiciaire devra permettre d’établir les faits et de déterminer les éventuelles responsabilités, dans le respect des droits de la personne concernée et des procédures légales en vigueur en RDC.

RTD