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Perquisitions en Belgique : Félix Tshisekedi dénonce une « manœuvre » de ses adversaires et met en cause Kabila et Katumbi

Lundi 2 novembre 2026 2 min de lecture
felix

 

En marge du sommet Russie-Afrique à Moscou, le président congolais a réagi aux perquisitions visant son entourage en Belgique. Il accuse Joseph Kabila, Moïse Katumbi et un avocat qu’il présente comme proche du Rwanda de vouloir ternir son image.

Devant la communauté congolaise de Moscou, où il séjournait pour participer au sommet Russie-Afrique, le chef de l’État, Félix Tshisekedi, est revenu, vendredi 30 octobre 2026, sur plusieurs sujets d’actualité liés à la situation politique en République démocratique du Congo. Parmi les questions abordées figurait celle des récentes perquisitions menées par la justice belge auprès de membres de son entourage en Belgique.

À ce sujet, Félix Tshisekedi dénonce une manœuvre qu’il attribue à ses adversaires politiques, notamment son prédécesseur Joseph Kabila, l’opposant Moïse Katumbi ainsi qu’un avocat belge qu’il présente comme proche du Rwanda. Selon lui, cette démarche vise à ternir son image auprès de l’opinion publique nationale et internationale.

« Ils [Kabila et Katumbi] se sont dit qu’il fallait toucher à ma famille. Ils ont monté leur complot avec un avocat, un faux avocat blanc très proche des Rwandais depuis trente ans, avec lequel ils ont l’habitude de mentir. Ils se sont mis ensemble avec mon prédécesseur. L’objectif était de toucher ma famille, en se disant que, lorsqu’ils allaient toucher ma famille, cela allait également m’affecter », a déclaré Félix Tshisekedi.

Le président congolais a également fustigé ceux qu’il accuse de pillage des ressources minières du Katanga, tout en dénonçant l’hypocrisie de ses détracteurs, qui l’accusent de « voler l’argent des minerais du Katanga », alors que, selon lui, « ceux qui ont pillé les minerais du Katanga sont devenus aujourd’hui des milliardaires. Ce sont eux, mais ce n’est pas grave ».

Pour Félix Tshisekedi, toutes ces démarches viseraient essentiellement à salir sa réputation auprès des Congolais et sur la scène internationale. « Ce qui m’intéresse, c’est de savoir quel était leur objectif : salir ma personnalité dans l’opinion publique congolaise et au niveau international. Mais comme Dieu est Dieu, il les a confondus », a affirmé le président de la République.

Interrogé sur ces perquisitions, le chef de la diplomatie belge, Maxime Prévot, s’était exprimé devant la Chambre des représentants sur plusieurs sujets liés à l’actualité en RDC. Il avait affirmé que « rien n’est orchestré, rien n’est prémédité par la diplomatie belge ».

Ces perquisitions, menées en Belgique, concernent des membres de l’entourage de Félix Tshisekedi soupçonnés de détournement de fonds et de blanchiment de capitaux.

La Rédaction