La République démocratique du Congo (RDC) a franchi le seuil des 10 000 cas confirmés de maladie à virus Ebola (souche Bundibugyo), selon le rapport n° 164 de l'Institut national de santé publique (INSP). Au 25 octobre, le pays comptait 10 060 cas confirmés et 4 887 décès, soit un taux de létalité de 48,6 %.
En une journée, 96 nouveaux cas ont été enregistrés : 58 au Nord-Kivu, 32 en Ituri et 6 dans la Tshopo. Le Nord-Kivu, bien que deuxième province la plus touchée en cumulé derrière l'Ituri (plus de 7 200 cas), concentre désormais l'essentiel des nouvelles infections, avec une létalité de 56 %. Sur les 46 décès supplémentaires, 40 sont survenus dans la communauté, hors centres de traitement — signe des difficultés persistantes de prise en charge et de détection précoce. Le taux de positivité des échantillons atteint 20,1 %.
La surveillance épidémiologique reste en deçà des objectifs : dans les cinq provinces ayant transmis leurs données, 16 205 personnes sur 19 853 ont été visitées le 25 octobre, soit un taux de suivi de 81,6 %, inférieur à l'objectif de 95 %. L'épidémie touche toujours 66 zones de santé dans huit provinces, sans nouvelle zone affectée au cours de la période.
Quelque 2 684 personnes ont été déclarées guéries depuis le début de l'épidémie, dont 14 le 25 octobre. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance, rappelant que la détection rapide des cas, l'isolement des malades et le suivi rigoureux des contacts restent les piliers de la riposte.
La Rédaction